L’École doctorale Frontières de l’Innovation en Recherche et Éducation (FIRE) est un programme doctoral international et interdisciplinaire accrédité par l’Université Paris Cité et co-accrédité par l’Université Paris Sciences et Lettres. FIRE accueille des étudiantes et étudiants passionnés et désireux de contribuer à la santé planétaire et à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Elle héberge des projets de recherche qui sortent souvent du cadre des écoles doctorales traditionnelles en raison de leur caractère atypique et fortement interdisciplinaire. Découvrez les témoignages de trois doctorantes qui partagent leurs travaux de recherche, leur parcours au sein de l’école doctorale FIRE et les conseils qu’elles souhaitent transmettre aux prochaines promotions.

De gauche à droite : Milena Milovanović, Stéphanie Fanfan et Chloé Anna Höllerer

Chloé Anna Höllerer, doctorante en première année au sein de l’École Doctorale FIRE

Background: Diplôme d’ingénieur agronome, spécialisation BMC à Institut Agro – Campus Rennes; Master 2 en biologie moléculaire et cellulaire, co-accrédité par Institut Agro Rennes-Angers et Université de Rennes

Lab 1: Phytogenomics, Institut de Biologie de l’École Normale Supérieure – IBENS, École normale Supérieure

Lab 2: Quantitative Ocean Biogeochemistry, Department of Earth, Ocean and Ecological Sciences, University of Liverpool

La limitation en fer dans l’océan Austral est bien documentée depuis plusieurs décennies. Cependant, nous découvrons de plus en plus que le manganèse pourrait également limiter simultanément la croissance du phytoplancton. Cette “co-limitation” pourrait avoir des conséquences importantes sur les communautés de phytoplancton et la productivité océanique. (…) Ma thèse porte précisément sur cette question : comment le phytoplancton antarctique répond-il, aux niveaux moléculaire et communautaire, à la disponibilité en fer et en manganèse ? 

L’idée de réaliser un doctorat aux côtés d’autres étudiantes et étudiants issus de disciplines très différentes, mais travaillant tous sur des questions liées à la santé planétaire, m’a tout de suite intéressée. Ce type d’environnement crée des opportunités de rencontres régulières, d’échanges de points de vue et d’apprentissage à partir d’approches différentes de la sienne. Comme la promotion avance ensemble tout au long du programme, cela crée aussi un véritable sentiment de communauté et de soutien, ce qui me paraît très précieux pendant une thèse. (…) Un autre aspect que j’apprécie particulièrement est que FIRE met en lien la recherche avec des acteurs et actrices extérieurs au monde académique, tels que les décideurs publics ou les associations. (…) Globalement, je me sens très soutenue au sein du programme FIRE, ce qui est particulièrement important au début d’un doctorat. Le soutien financier du programme me donne également une flexibilité que je n’aurais pas autrement et me permet de saisir des opportunités comme des conférences ou des formations complémentaires. 

Je pense que FIRE correspond particulièrement bien aux personnes curieuses, ouvertes d’esprit et véritablement intéressées par l’interdisciplinarité, non seulement dans leur propre recherche, mais aussi dans l’apprentissage auprès de domaines très différents.

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Stéphanie Fanfan, doctorante en deuxième année au sein de l’École Doctorale FIRE

Background: Master en Intervention sociale et Développement à Université Toulouse Jean Jaurès ; Master of Business Administration à International School of Management New York ; Master Marketing & Communication à ISEG Bordeaux-Paris

Lab 1: Centre Max Weber, Université Lyon 2
Lab 2: John Jay College of Criminal Justice, New York

Ma recherche examine une question en apparence plutôt simple : pourquoi les politiques de réinsertion échouent-elles souvent à accompagner les personnes incarcérées (en particulier les femmes), même lorsque des programmes éducatifs et de formation professionnelle sont proposés ? (…) Les trajectoires des femmes entrant et sortant de prison sont façonnées par les inégalités de genre, la précarité économique, la racialisation, la violence, les responsabilités de soins et l’accès inégal aux réseaux sociaux. L’éducation seule ne peut pas compenser les barrières structurelles si les institutions ne s’attaquent pas à la répartition plus large des opportunités et de la reconnaissance. (…) En termes plus simples : plutôt que de demander “La formation fonctionne-t-elle ?”, je me demande : comment les politiques de réinsertion doivent-elles être repensées pour tenir compte des inégalités, des expériences différenciées selon le genre et du pouvoir institutionnel ? (…) Parce que la réinsertion ne se limite pas à l’emploi. Elle concerne la manière dont les sociétés décident qui peut revenir, dans quelles conditions et avec quel soutien. Si les institutions se concentrent uniquement sur la responsabilité individuelle tout en ignorant les inégalités structurelles, elles risquent de reproduire l’exclusion sous le vernis de l’opportunité.

Le monde académique peut être rigide. J’avais besoin d’un espace où mon activisme et ma rigueur intellectuelle ne seraient pas simplement tolérés, mais réellement valorisés. J’avais besoin d’être entourée de personnes engagées pour le changement, capables de remettre en question les paradigmes dominants. Et aussi ? Lorsque le doctorat a été ouvert, deux amis déjà dans l’école m’ont immédiatement contactée en disant : “C’est toi.” Cela comptait. C’était un sentiment d’être reconnue plutôt que transformée. Et me voilà ! 

C’est la première fois que je rencontre une institution où “interdisciplinaire” n’est pas juste un mot valorisant sur une brochure, mais une réalité opérationnelle. (…) Aujourd’hui, la recherche que je mène est une source immense de fierté, mais elle est aussi stratégiquement plus solide, transférable et impactante car elle s’adresse à la fois au monde académique, aux décideurs et aux praticiens et praticiennes. (…) La dimension internationale de FIRE a également élargi mon champ de réflexion. Mon travail n’est plus confiné à un seul contexte national. Je collabore au-delà des frontières, des secteurs et des épistémologies. (…) Cette évolution a été possible parce que FIRE ne m’a pas demandé de restreindre ma vision, mais m’a offert la structure et l’écosystème intellectuel pour l’élargir de manière responsable.

Le Learning Planet Institute et FIRE n’ont pas besoin de clones. Ils ont besoin de penseurs et penseuses capables de construire des ponts là où d’autres voient des murs. Et peut-être que, si vous vous êtes toujours senti “entre deux”, vous réalisez enfin que c’est exactement là que l’innovation se produit.”

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Milena Milovanović, doctorante en deuxième année au sein de l’École Doctorale FIRE

Background: MSc en Approches interdisciplinaires en sciences de la vie, Université Paris Cité ; BSc en Biologie moléculaire et Physiologie, Faculté de Biologie, University of Belgrade

Lab 1: ELiS labs, Sorbonne Université
Lab 2: Laboratory Jean Perrin, Sorbonne Université

“Ma thèse est intitulée “Lien génotype-phénotype des bactériophages indépendamment de la compartimentation cellulaire”, et elle explore l’une des questions les plus fondamentales en biologie : comment un virus “sait-il” quelles protéines lui appartiennent ? (…) Une découverte récente surprenante dans mon laboratoire a changé cette vision. Lorsque les phages ont été assemblés entièrement à l’extérieur d’une cellule – à l’aide d’un système test-tube appelé PHEIGES (PHage Engineering by In vitro Gene Expression and Selection), développé en collaboration avec le laboratoire de Vincent Noireaux (University of Minnesota Twin Cities),  les phages ont tout de même associé leur propre ADN à leurs propres protéines, même sans cellule pour les confiner. Cela remet en question le dogme établi. (…) Bien que ce projet traite de questions de science fondamentale, la compréhension des mécanismes sous-jacents pourrait avoir des implications pour la biotechnologie et la médecine, notamment pour la thérapie par phages contre les infections résistantes aux antibiotiques et pour l’amélioration des plateformes de sélection de protéines de nouvelle génération utilisées pour la découverte de médicaments. 

L’aspect le plus formateur de FIRE jusqu’à présent a été l’attention portée à chaque étudiante et étudiant. J’apprécie sincèrement la cohésion et l’échelle humaine de notre communauté. Comme la promotion est petite, l’équipe connaît chaque étudiante et étudiant individuellement, et chaque enseignante et enseignant peut s’adapter rapidement à nous. Chaque question que je me posais a trouvé une réponse. 

Très peu de mes collègues (moi y compris) se conforment aisément à la définition standard de n’importe quel domaine. Pour la plupart du monde académique, cela constitue un handicap, mais FIRE le considère comme une qualité. En bref, je dirais que le programme est fait pour les audacieuses et audacieux. (…) Si vous vous imaginez mener une recherche transgressive, franchissant les frontières, remettant en question les paradigmes et, finalement, passant du laboratoire ou du bureau au monde réel, alors ce programme pourrait être pour vous.”

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Date limite de candidature : 3 avril 2026
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Pour plus d’informations, veuillez contacter : firephd@learningplanetinstitute.org

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